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La faillite

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le 15.04.18 | 12h00 Réagissez


Le football algérien ne cesse d’emprunter des virages dangereux. Un jour il finira au fond du précipice, d’où il ne réapparaîtra plus. A force de jouer avec le feu, il finira par se brûler. Ce qui s’est passé vendredi au stade Chahid Hamlaoui à Constantine renseigne parfaitement sur l’état de putréfaction qu’il a atteint.

La violence, le chauvinisme et tous les maux qui sont venus se greffer sur le football l’ont irrémédiablement condamné à une mort certaine et sans condition. Le football n’a pas bénéficié de l’aide et assistance qu’il devait recevoir de la part de tous ceux qui gravitent autour de la balle ronde. Il est victime d’une forme de démission pernicieuse, volontairement planifiée (?).

Les actions, programmes, stratégies et plans prétendument mis en branle pour éradiquer la violence dans les stades ne sont en fait que de la poudre aux yeux, du baratin, du verbiage, des vœux pieux avec nul effet sur la bête immonde qui frappe quand elle veut et qui a survécu à tous les plans de bataille concoctés contre elle,parce qu’ils n’ont jamais puisé leur existence et actes dans un farouche engagement contre la violence appuyé et adossé à une stratégie pensée, réfléchie, maturée.

Que de temps perdu consacré à des réunions folkloriques, aux discours et promesses indigents, à des milliards de dinars dépensés sur l’autel d’une prétendue lutte contre la violence dans les stades. Les dramatiques incidents du week-end à Constantine et Oran, après ceux passés sous silence dans les différents stades de ce grand pays, font craindre le pire.

Des pays et leurs fédérations sont venus à bout de ce chancre qu’est la violence dans les stades grâce à des stratégies de lutte qui ont pris en considération tous les paramètres liés à l’organisation du premier spectacle vivant dans le monde qu’est le football. Les résultats ont rapidement suivi. En Algérie la situation n’a eu de cesse d’empirer faute de véritable stratégie dans ce domaine.

Toute la différence est là. Ailleurs, les programmes et plans de lutte ont été élaborés avec un seul objectif. Leur concrétisation rapide et efficiente. Dans le domaine de la lutte contre la violence, il y a un triptyque immuable. Action-réaction-anticipation.

Ceux qui réussissent le mieux et le plus rapidement sont ceux qui sont dans l’anticipation dès le départ. Malheureusement cet élément du triptyque énoncé ne figure même pas dans les fondamentaux de la lutte contre la violence dans les stades. Au rythme où se déroule la pellicule du film morbide, le pire est à craindre. Les séminaires, conférences et autres débats creux sur le sujet n’écarteront jamais le spectre de la violence, ni ses dangers. Que d’années perdues à organiser de grandes kermesses, de dinars dépensés pour un résultat misérable. Le combat contre la violence dans les stades n’a pas encore commencé.

Du moins le vrai, pas celui des salons, discours bateau et petits-fours. Ce qui s’est passé vendredi à Constantine et Oran illustre la faillite des politiques, stratégies et options élaborées et suivies depuis plus de 20 ans.

Yazid Ouahib
 
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