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Balade littéraire à la Promenade d’Ibn Badis

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le 15.04.18 | 12h00 Réagissez

 
	Une quarantaine de personnes passionnées de lecture 
	ont pris part à l’événement
Une quarantaine de personnes passionnées de lecture ont pris...

Les associations Bel Horizon et le Petit Lecteur ont organisé, hier, une balade littéraire au niveau de la Promenade d’Ibn Badis (ex-de Létang) à Oran, à l’occasion de la Journée de la science, coïncidant avec le 16 avril de chaque année.

Cette sixième édition a été marquée par la présence d’une quarantaine de personnes, malgré un temps capricieux, ponctué par des éclaircies, donnant une ambiance romanesque à cette activité qui se tient dans un des plus beaux sites de la ville d’Oran. Le romancier, Amara Lakhous, a pris part à cette rencontre en lisant un passage de l’un des ses quatre romans, Querelle autour d’un petit cochon italianissime à San Salvario.

Le romancier, qui est traduit dans plusieurs langues et publié à l’international, a choisi un passage de son roman qui raconte la vie de quartier pour attirer l’attention sur le sort des populations et des cités face à la donne économique, quand il s’agit de réhabiliter un quartier en déplaçant ses habitants et ramener de nouveaux occupants plus riches.

Le président de l’association Bel Horizon, Kouider Metaïr, commente : «Nous avons eu l’honneur de recevoir Amara Lakhous, qui n’est peut-être pas très connu en Algérie mais très lu et publié à l’étranger. Il a fait la lecture d’un texte traitant d’un sujet qui nous touche, notamment au niveau de l’association, car on est dans la préservation du patrimoine. Il s’agit de la gentrification dans un quartier à Turin, en Italie, et qui ressemble au quartier Derb d’Oran.

On a laissé ce quartier se délabrer pour ensuite reloger la population et le reprendre pour qu’il soit occupé par une autre population beaucoup plus riche. Ce phénomène a lieu dans beaucoup de pays, comme Detroit, aux Etats-Unis, ou d’autres villes italiennes, comme Naples, ou le Marais, à Paris. Voilà ce qui risque de nous arriver ici si on ne réagit pas.» Par ailleurs, M. Metaïr a fait part de sa volonté d’institutionnaliser la promenade littéraire en raison de son importance et de sa symbolique.

«On a voulu donner à la Journée de la science un contenu dédié au livre et à la lecture à travers cette tradition, car nous constatons que, notamment en raison des réseaux sociaux, les jeunes lisent de moins en moins de contenus imprimés. L’idée est que chacun ramène son livre. Nous faisons une lecture silencieuse pendant une heure, ensuite il y a des déclamations de poésie et lectures de textes.

Cette activité se prolonge par la suite, car il y a un volontariat au niveau d’une plage de la corniche. Nous avons également un groupe d’étudiants en architecture qu’on va accompagner pour un relevé des fossés de Rosalcaza».

M. Metaïr a également souligné que les activités de l’association Bel Horizon se faisaient dans l’espace public, notamment l’espace patrimonial, dans le but de se l’approprier un moment.  

 

R. Benchikh
 
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