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Ain Témouchent

El Maleh Incident sur le plateau de tournage de Héliopolis

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le 17.04.18 | 12h00 Réagissez

 
	Une scène lors du tournage de Héliopolis, de Djaffar Gacem, un film portant sur les événements du 8 Mai 1945
Une scène lors du tournage de Héliopolis, de Djaffar Gacem,...

Hier, c’était une journée «off», autrement dit de repos, dans le tournage de Héliopolis, de Djaffar Gacem, un film portant sur les événements du 8 Mai 1945.

La veille au matin, alors qu’une séquence devait être tournée avec la mairie pour cadre, un groupe d’individus a envahi le plateau de tournage parce que le drapeau français a été hissé au fronton de l’Hôtel de Ville. Bien que les techniciens aient expliqué que c’était pour les besoins du film, ils n’ont rien voulu entendre. Il a fallu que la police intervienne pour les disperser.

A El Malah, comme à Témouchent, l’écho de l’incident s’est propagé comme une traînée de poudre, jetant la consternation : «Passe encore Djaffar Gacem, c’est un compatriote, mais la honte devant l’équipe technique constituée de plusieurs nationalités ? Que vont-ils rapporter à notre propos et de notre pays ? Un truc pareil ne s’est vu nulle part au monde ! C’est insensé !» Rencontré l’après-midi, le maire, qui était hors d’El Malah au moment de l’incident, interpelle celui qui a été désigné par ouï-dire pour avoir entraîné d’autres jeunes à manifester. Agé d’environ 35 ans, l’intéressé se défausse sur un moudjahid qui aurait été à l’origine de l’incident.

«Et dire que pour une fois que notre petite ville va connaître un précieux coup de pub et provoquer l’intérêt d’autres cinéastes, voilà des hurluberlus qui viennent tout fiche par terre», peste l’élu. Benaoumer Houari, qui a été dans un petit rôle de serveur de café sur le tournage est confus : «Moi, ces gens, je les ai côtoyés. Ce sont des gens bien. Ils m’ont payé correctement et ils m’ont remis une attestation à produire pour tout autre éventuel casting. Cela prouvera à toute autre équipe de tournage que je suis un habitué des plateaux. Ils n’étaient pas obligés de le faire, mais ils l’ont fait.»

A Témouchent, même son de cloche, mais en plus dur : «Alors qu’on tourne un film historique qui cloue la colonisation au pilori, on vient par nationalisme étroit l’empêcher de se faire ! Mais qu’est-ce que ce pays où chacun peut proclamer un monopole en matière de patriotisme et s’autoriser à bafouer la liberté de créer ?»
 

Mohamed Kali
 
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