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Béchar : La sécheresse inquiète

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le 12.03.18 | 12h00 Réagissez

Béchar : La sécheresse inquiète

Jamais par le passé, le barrage de Djorf Ettorba (70 km à l’ouest de Béchar), d’une capacité hydrique de 360 millions de m3, n’a atteint un niveau aussi bas d’emmagasinage avec 55 millions de m3. Un volume encore moindre si l’on tient compte de l’envasement continu de cet ouvrage hydrique.

Une capacité tenue jusqu’ici secrète comme un secret d’Etat par les responsables locaux de l’Hydraulique mais révélée au grand jour à l’occasion de la visite du ministre des Ressources en eau, samedi, dans la wilaya.

La sécheresse qui frappe durement la région du Sud-Ouest depuis deux ans, commence sérieusement à inquiéter et à préoccuper au plus haut point une population de 200.000 habitants dont l’approvisionnement en eau potable dépend exclusivement des eaux pluviales. Au cours des mois de janvier et février derniers, à plusieurs reprises, des pluies importantes se sont abattues sur la région mais n’ont pas drainé les crues susceptibles de dissiper le pessimisme régnant et d’espérer.

Face à l’ampleur d’une pénurie d’eau qui s’accentue, l’irrigation des quelques exploitations agricoles, notamment à Abadla, est reléguée au second plan.

La persistance de la sécheresse pourrait, selon nos informations, amener les responsables du secteur de la wilaya à prendre des mesures draconiennes de restriction dans l’alimentation en eau des foyers pour passer à 1 jour sur 4 au lieu de 1 jour sur 2 actuellement. Le ministre, après avoir écouté l’exposé qui lui a été présenté par les responsables du secteur sur cette situation critique, n’a pas tranché la question épineuse de la disponibilité permanente par des propositions concrètes pour une solution définitive à la crise de l’eau dans la wilaya.

Il s’est contenté de dire, comme à l’occasion de chaque visite (en 2014 par exemple), qu’une étude hydrogéologique sera lancée afin de déterminer le volume et les capacités hydriques que recèle le sous-sol de la région. Aussi, la solution provisoire annoncée est considérée comme un replâtrage consistant en la mise en service de quatre forages à faible volume d’eau situés à Mogheul, à 50 km dans les ksour du nord, pour venir en appoint aux réserves d’eau actuelles.

Mais selon les experts, le sous-sol de la région du Sud-Ouest est pauvre en ressources hydriques et la solution idéale, selon eux, résiderait dans l’acheminement de l’eau à partir de la nappe de Chott El Gharbi, située à 350 km au nord dans la wilaya de Nâama, un mégaprojet qui alimente actuellement les wilayas de Tlemcen et de Sidi Bel Abbès, mobilisant 110.000 m3/jour avec pas moins de 6.100 ha de nouvelles terres qui seront gagnées à l’irrigation.

Le transfert des eaux de Chott El Gharbi vers le sud-ouest résoudra définitivement la question de l’eau. Le responsable de l’Etat a toutefois annoncé dans la foulée l’octroi d’une enveloppe de 650 milliards de centimes pour la wilaya de Béchar qui sera consacrée à l’AEP et au réseau d’assainissement pour les lotissements anciens et nouvellement créés à travers les communes de la wilaya. En outre, le projet de la station d’épuration des eaux usées de l’oued de Béchar, gelé depuis une décennie, va être incessamment relancé, a annoncé le ministre.

M. Nadjah
 
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