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Kherrata

Grève illimitée à la Sentex

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le 13.05.18 | 12h00 Réagissez

 
	Siège du complexe basé à Kherrata
Siège du complexe basé à Kherrata

Les travailleurs du complexe Sentex de Kherrata, situé à une soixantaine de kilomètres à l’est de Béjaïa, qui fait partie de l’Algérienne des textiles Texalg, ont enclenché une grève illimitée depuis mercredi dernier.

Les grévistes revendiquent la réintégration de six collègues licenciés par l’administration du complexe et l’amélioration des conditions socioprofessionnelles.

Ils demandent, en plus du départ du directeur, une commission d’enquête sur la gestion de l’unité de Kherrata, la revalorisation des salaires, ainsi que l’instauration de la prime de rendement.

Organisés en collectif, les travailleurs estiment que leurs «collègues ont été licenciés abusivement car ils ont osé demander des comptes aux gestionnaires de cette unité». «Nous savons au moins que la santé financière de l’unité est très bonne, mais en contrepartie, on n’observe, depuis des années aucun changement positif sur notre situation sociale et professionnelle», a déclaré l’un des représentants du collectif. «Où part l’argent des bénéfices ?» s’interroge-t-il.

En dépit de la modernisation des équipements, qui a donné un coup de pouce à la production, «le salaire de base est resté inchangé depuis plusieurs années», selon notre interlocuteur. «Le salaire de base varie d’un travailleur à un autre, il oscille entre 14 000 DA et 15 000 DA par mois», atteste-t-il. A ce propos, les travailleurs réclament un salaire de base à 25 000 DA, et l’instauration de la prime de rendement à 3 200 DA. Ils protestent contre le fait que «la prime de rendement ne figure pas sur les fiches de paie».

Outre la revendication salariale, les protestataires déplorent le manque de prise en charge des travailleurs en matière d’«habillement et d’équipement de travail et de sécurité».
Pourtant, estime M.

Abdelkrim, l’un des travailleurs licenciés, cette unité, qui a bénéficié en 2016 d’une enveloppe financière de 500 millions de dinars d’investissement pour relancer la production de textile, engrange des bénéfices grâce à son marché composé de collaborateurs (des unités privées et étatiques spécialisées dans le textile) et de clients stables.

L’unité, qui emploie quelque 150 salariés, est spécialisée dans le finissage,l’impression et le blanchiment de tissu.

Elle fait aussi de l’apprêtage pour le compte des gros clients, comme la DGSN, la Protection civile et la Garde républicaine, entre autres. «Ce ne sont donc pas les commandes qui manquent et qui empêchent la revalorisation des salaires. Je pense qu’il y a un souci de gestion sur lequel une commission d’enquête doit se pencher», conclut notre interlocuteur.

Par ailleurs, les travailleurs, qui vont bientôt boucler une semaine de grève, demandent le départ de la section syndicale de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), qualifiée de «syndicat des patrons», car selon eux «l’organisation ne défend pas les intérêts des travailleurs».

 

Nordine Douici
 
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