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Chellata

Couverture sanitaire insuffisante

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le 13.05.18 | 12h00 Réagissez

La couverture sanitaire dans la commune d’Ichellaten est en deçà des attentes et des aspirations de la population.

Citoyens et responsables de la collectivité locale sont unanimes à mettre en exergue un chapelet d’insuffisances et de carences impactant négativement les prestations de soins. «Il y a un déficit important en personnel paramédical au niveau des unités de soins implantées dans les villages. Cette carence fait que ces structures fonctionnent par intermittence», relève M. Azoug, le premier magistrat de la commune, qui plaide pour l’amélioration de l’accessibilité aux soins par l’affectation de nouvelles recrues. «Il y a des villages qui sont complètement isolés et délaissés par les autorités sanitaires, à l’image d’Alma, dont les habitants n’ont ni toubib ni infirmier, encore moins l’ombre d’une salle de soins», fait remarquer un villageois de la localité Ayris, sur les hauteurs du chef-lieu.

Pour nombre de ces localités excentrées et enclavées, constate-t-on, la couverture sanitaire reste un leurre. Un concept tout platonique, sans aucun prolongement sur le terrain. «On nous a gavés de cette notion de santé de proximité, qui est dénuée de sens dans nos contrées, où les gens parcourent de longues distances pour un mal de tête, une rage de dent ou un quelconque bobo», maugrée un jeune du village Ath Sidi Amar.
Même la polyclinique du chef-lieu, témoigne-t-on, elle est lestée de carences diverses qui entravent son bon fonctionnement.

«L’un des points faibles de cet établissement est le manque de personnel paramédical. Même un appareil de radiologie, qui aurait pu nous épargner les déplacements jusqu’à Akbou, est inexistant», dira un citoyen du village Mliha.

Des services aussi vitaux, comme un point d’urgence ou une maternité rurale, relèvent aussi de l’utopie. «Il vaut mieux ne pas tomber malade le soir ou durant les week-ends et les jours fériés, car c’est un désert sanitaire sidéral qui s’installe dans notre commune», déplore un usager de la santé. «Les évacuations posent un énorme problème, surtout pour les localités reculées. Les malades, comme les parturientes, sont transportés à leurs risques et périls, et beaucoup de ces patients l’ont payé de leur vie», souligne un citoyen de Tizi Neslib.
 

M. A.
 
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