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Leur prolifération est devenue endémique à Jijel

La guerre déclarée contre les «mahchachas»

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le 14.02.18 | 12h00 Réagissez

 
	l Comme il fallait s’y attendre dans ce genre de situations, la fermeture, il y a cinq ans, 
	des débits de boissons autorisés, a ouvert la voie aux points de vente illicites.
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La guerre aux «mahchachas» déclarée par les services de sécurité, notamment la Gendarmerie nationale, pour tenter de mettre un terme à la prolifération de ces nids de commerce illicite de boissons alcoolisées, ne semble pas dissuader les adeptes de ces bars de fortune.

Les communiquées sans cesse adressés à la presse, faisant état de l’intervention de la Gendarmerie nationale à coups de renforts dans des opérations coup-de-poing pour s’attaquer à ces endroits, est en fait un indice qui ne trompe pas sur la prolifération de ces «mahchachas».

L’effort de leur éradication bute cependant contre la détermination de leurs adeptes à revenir à la charge chaque fois qu’ils sont traqués par les gendarmes. Depuis l’interdiction de la vente de l’alcool à Jijel sous la pression des milieux conservateurs, poussant les consommateurs à se rabattre sur les points de vente illicites, la situation est devenue hors de contrôle quant à ce commerce qui ne cesse de proliférer. Le comble est qu’après les pétitions exigeant la fermeture des débits de boissons alcoolisées autorisées, le tour est maintenant venu pour émettre le vœu de sévir contre les points de vente illégaux.

Le plus paradoxal dans cette histoire est que Jijel est une région qui fait l’exception par rapport aux wilayas limitrophes, où le commerce de l’alcool reste toléré. Il convient de rappeler que les derniers débits de boissons autorisés à Jijel ont été fermés, il y a cinq ans, donnant lieu à l’apparition aux abords des agglomérations d’un commerce illégal, plongeant dans la peur et l’inquiétude les riverains.

Dans pratiquement toutes les communes, il y a une «mahchacha», où l’alcool est servi à profusion. Dans certains de ces endroits, la drogue, les psychotropes et même les femmes ne manquent pas. Bref, de véritables bars discothèques en plein air, selon certains, sont animés par une présence mixte entre femmes et hommes, s’adonnant à leurs vices préférés en consommant alcool et autres produits prohibés.

Les énormes quantités de cannettes de bière et autres bouteilles de vin de différentes marques jonchant le sol aux alentours des agglomérations ne sont qu’un signe fort révélateur sur une consommation jamais dissuadée par la fermeture des débits légaux. 

Zouikri Amor
 
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