Régions Est Biskra
 

Exposition-vente des produits de la ruche à Biskra

Les apiculteurs sont-ils en voie de disparition ?

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 10.02.18 | 12h00 Réagissez

 
	Le stand d’un jeune producteur lors de ladite exposition
Le stand d’un jeune producteur lors de ladite exposition

Selon les professionnels, la notoriété du miel algérien n’est plus à faire, mais les clients préféraient, à cause de son bas prix, le miel industriel, importé à grande échelle.

Chaque année en pareille période, la place de la Liberté, communément appelée «la Placette», située au centre-ville de Biskra, accueille une exposition-vente de produits de la ruche. Le lieu était alors égayé par une quarantaine d’exposants producteurs de miel de toutes sortes, de gelée royale, de cire, de propolis et de pollen arrivant de tout le pays. Butinant d’un stand à un autre, les clients et amateurs de miel s’en donnaient à cœur joie et une animation bon enfant réjouissait la Reine des Ziban.

Cette année, ils sont juste 8 apiculteurs arrivés d’Alger, Tipasa et Blida pour prendre part à cette manifestation se tenant du 6 au 15 du mois en cours, constate-t-on. Les éleveurs d’abeilles et producteurs de miel seraient-ils en voie de disparition ? «Nous avons connu une année difficile, avec un climat défavorable et la disparition des essaims d’abeilles.

Notre passion, car il faut être passionné pour pratiquer ce métier, est laminée par un éventail de difficultés et nous n’avons aucune aide ou subvention de l’État pour poursuivre comme il se doit notre activité. Le découragement a gagné beaucoup d’apiculteurs», a expliqué l’un des exposants proposant de beaux bocaux de miel translucide dit «multi fleurs», dont une bonne quantité, selon notre interlocuteur, a déjà été écoulée à des prix étudiés.

Vantant inlassablement les vertus nutritives, vitaminiques, médicinales et curatives du miel d’oranger, d’eucalyptus ou de jujubier, le représentant de la société Ahfir Abeilles, qui présente une variété de produits des ruches issus des zones apicoles de Tipasa a estimé, quant à lui, que la notoriété du miel algérien n’était plus à faire, mais que néanmoins les clients préféraient, à cause de son bas prix, le miel industriel à la composition douteuse importé à grande échelle. «Nous avons des produits bio pouvant remplacer les médicaments coûteux et parfois inefficaces.

Le miel est un produit unique, qui a été utilisé depuis la nuit des temps par toutes les civilisations. L’abeille est une créature bénie», a-t-il ajouté, en distribuant à la volée des cuillerées de miel aux visiteurs de cette humble manifestation visant à promouvoir le miel algérien et à offrir aux apiculteurs une occasion de commercialiser leur production. Contre toute attente, les apiculteurs locaux se sont distingués cette année par une retentissante absence, note-t-on.

Hafedh Moussaoui
 
loading...
le dessin du jour
LE HIC MAZ

Mes infographies

El Watan Magazine

impact journalism days

 

Indépendance Algérie

 

El Watan Etudiant

Chroniques
Point zéro Repères éco
Vidéo

Débats d'El Watan

Débats d'El Watan
Loading...

Suivre El Watan

FacebookFacebook       TwitterTwitter
Télévision
Télérama       Télé Alger TV Algérie
 
Loading...