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Mission archéologique à Doucen (Biskra)

Des interventions sur les sites contestées

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le 04.04.18 | 12h00 Réagissez

 
	La jeune équipe aurait agi sans aucun plan
La jeune équipe aurait agi sans aucun plan

Depuis le 17 mars, une équipe d’étudiants en archéologie, accompagnée de leur professeur doctorant, du département des sciences humaines de l’université Mentouri de Constantine, sillonne la région des Ziban-Ouest pour procéder à des fouilles archéologiques sur des tombes antiques ayant plus de six mille ans d’âge que les premiers habitants de l’Afrique du Nord auraient creusées pour y enterrer leurs morts.

A Doucen, Tolga, Chaîba, Leghrous, Bir Naâm et Ras El Miaâd, où les immensités steppiques sont truffées de vestiges et de sites archéologiques généralement reconnaissables aux monticules de pierres agencées au-dessus des tombes, cette équipe a procédé à des fouilles méticuleuses, à l’ouverture de tombeaux anciens, à la récupération d’objets funéraires, de morceaux de tissu, de tessons de poterie, de bouts de lampes à huile, des bijoux en bronze et à la collecte de parties de squelettes humains devant être acheminés vers les laboratoires universitaires pour être datés au carbone 14.

«Louable initiative inscrite dans le cadre des recherches universitaires, mais là où le bât blesse, c’est que cette opération semble être réalisée par des amateurs ne connaissant rien des sites archéologiques locaux et progressant à l’aveuglette sans aucun plan répertoriant les tombes de l’époque ciblée. Ils ont touché à des tombes romaines et à d’autres des VIIe et XIIIe siècles et récupéré des objets et des os sans les mesures légales et en dehors des normes prônées par les spécialistes en fouilles archéologiques», s’indigne Fouad Guided, président de l’association Vestiges des anciennes civilisations de Doucen.

«De plus, ces archéologues en herbe sont sortis sciemment ou pas de la zone de la commune de Doucen où ils devaient rester pour aller vers les communes limitrophes en contravention de leur ordre de mission. Après leur passage, on remarque que les tombes ne sont pas comblées et que les lieux sont saccagés et détériorés», ajoute notre interlocuteur. A ce propos, les gendarmes de Leghrous ont constaté les faits reprochés à cette mission archéologique universitaire et ont ouvert une enquête pour saccage et vandalisme de sites archéologiques contre X, a-t-on appris.
 

Hafedh Moussaoui
 
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