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Mission archéologique à Doucen (Biskra)

Badredine Slahdja nous écrit

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le 17.04.18 | 12h00 Réagissez


Dans un article publié par votre quotidien le 4 avril dernier et portant le titre «Mission archéologique à Doucen (Biskra), Des interventions sur les sites contestées», votre journaliste a fait parler un représentant d’une association qui a utilisé des termes diffamatoires me concernant. Cela appelle de ma part les précisions suivantes :

«Professeur doctorant à l’université Abdelhamid Mehri 2 de Constantine -et non pas l’université Mentouri, comme c’est écrit dans l’article- je travaille sur les monuments funéraires protohistoriques depuis 2003.

La mission de fouilles archéologiques que j’ai effectuée, en compagnie d’enseignants et d’étudiants en archéologie, entre donc dans le cadre de la préparation de mon doctorat dont la thèse porte justement sur les monuments funéraires protohistoriques de la région de Biskra. Cela prouve que je suis loin, très loin, d’être un amateur.

Surtout que je travaille sous la direction du Professeur Tarek-Aziz Sahed de l’université d’Alger, le meilleur spécialiste algérien de la période protohistorique. J’ai alerté les autorités locales et nationales sur la dégradation de ces monuments qui font partie du patrimoine national. J’ai notamment alerté les responsables sur le fait que des citoyens pillent ces tombeaux et utilisent des pierres pour la construction de maisons. Avant d’entamer une démarche, j’ai pris les précautions nécessaires pour obtenir toutes les autorisations exigées par la loi.

Ainsi, pour les 3 missions effectuées en 2017, j’ai obtenu l’autorisation de Monsieur le ministre de la Culture et j’ai tous les documents qui prouvent ce que je déclare. Et il va de soi que lors de toutes les fouilles, un représentant de la direction de la culture de la wilaya supervise les travaux.

Plus que cela, avant de refermer les tombeaux, je prends le soin, en compagnie des enseignants et étudiants, de répertorier tous les objets étudiés avant qu’ils ne soient remis à la direction de la culture qui les transfère au Centre national de recherches préhistoriques anthropologiques & historiques (CNRPAH).

Suis-je donc fou pour effectuer des fouilles ou voler des objets historiques au vu et au su de tout le monde ? En dernier lieu, je dois dire que j’ai subi des pressions, et parfois des menaces, de certains individus qui se présentent comme protecteurs du patrimoine matériel de la région. En outre, je me réserve le droit de recourir à la justice pour recouvrer mon honneur.

Badredine Slahdja, Enseignant-chercheur.
Université Constantine-Abdelhamid Mehri 2

 
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