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Cinq courts, des tribunes et des bureaux

Une infrastructure de grande valeur à vau-l’eau à Batna

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le 10.03.18 | 12h00 Réagissez

Voilà deux ans qu’une commission dépêchée d’Alger par la fédération nationale a rendu compte de l’impraticabilité des terrains et un rapport a été remis aux responsables.

Les adeptes du tennis à Batna lancent un SOS à qui veut les entendre. Ils déplorent l’état de décrépitude qui ronge leurs infrastructures ; 5 courts, des tribunes et des bureaux (utilisés comme vestiaires par les clubs de foot) qui ont, pourtant, beaucoup coûté au contribuable. Faisant partie du pôle sportif et culturel de Kechida, elles n’avaient rien à envier au reste des courts existant ailleurs, tels ceux de Bachdjerrah ou du Golf à Alger.

Or, les responsables chargés des activités sportives à Batna ne semblent s’intéresser qu’au football puisque dans ce même pôle les terrains de la balle ronde sont bien entretenus, bien surveillés et prospèrent à l’ombre du théâtre de verdure et des courts de tennis abandonnés aux intempéries et au délitement en dépit des demandes d’investisseurs dans le monde du spectacle pour l’un et de 70 enfants, âgés entre 4 et 6 ans, pour les autres.

En effet, pas moins de 70 enfants étaient inscrits aux entraînements et à l’apprentissage du tennis, pris en charge par des bénévoles qui se sont mis en quatre pour procurer le matériel nécessaire à la discipline (filets, rackets, mini-tennis et autres) en sollicitant des mécènes et des bienfaiteurs, pour voir à la fin des responsables organiser sur ces mêmes courts un tournoi national de pétanque ! A-t-on sciemment détourné l’attention du wali lors de sa dernière visite au pôle ?

Ils lui ont fait voir le théâtre de verdure et lui ont évité les courts de tennis. Le premier responsable de la wilaya qui tient à la politique de l’entretien est en droit de savoir les degrés de détérioration qui touche cette grande partie de l’ensemble du pôle.

Voilà deux ans qu’une commission dépêchée d’Alger par la fédération nationale a rendu compte de l’impraticabilité des terrains et un rapport a été remis aux responsables qui auraient pu s’y prendre à temps pour remédier à la situation, mais ils ont préféré se consacrer au tape-à-l’œil.

Maintenant tout est à refaire: la terre battue, le système de drainage et autres réparations. «Des terrains en acrylique qui nécessitent moins d’entretien seraient les bienvenus» nous dira Didine Chikhi, entraîneur et l’un des pionniers du tennis à Batna.

«Nous n’avons jamais cessé de faire appel aux responsables et d’attirer leur attention, mais ils ne nous ont jamais écoutés», a-t-il rappelé. En attendant, les parents qui avaient un brin d’espoir de voir leurs enfants évoluer dans la discipline ont perdu toute illusion et prèfèrent les garder la maison.       
 

Lounes Gribissa
 
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