Pages hebdo Santé
 

Le pancréas artificiel : Une révolution pour les patients atteints de diabète de type 1

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 01.04.18 | 12h00 Réagissez

 
	Une nouvelle découverte pour les diabétique de type 1 de contrôler leur glycémie près de huit fois par jour pour certains  sans se piquer ni utiliser une bandelette, tout en faisant le geste de scanner avec le lecteur sur le capteur
Une nouvelle découverte pour les diabétique de type 1 de...

Le congrès de la Société francophone du diabète s’est distingué cette année par la présentation d'innovations technologiques permettant de modifier et d’améliorer les pratiques dans le suivi du diabète.

Les risques d’hypoglycémie nocturne chez le diabétique, une hantise des spécialistes, est désormais maîtrisable grâce à des systèmes d’autosurveillance  en continu des taux de glucose. Il s’agit de dispositifs médicaux innovants, dont le FreeStyle Libre, des laboratoires Abott, la pompe à insuline MiniMed® Veo™, de Medtronic, pourvue du système de surveillance du glucose en continu et d'une fonction novatrice d'arrêt temporaire en cas d'hypoglycémie, qui permet de reproduire fidèlement la façon dont un pancréas sain administre l'insuline basale, et A6 touch Care system. Des outils aujourd’hui utilisés  en Europe et dans d’autres continents chez  70% de la population diabétique.

Ce qui procure un meilleur suivi de la maladie, des économies, et surtout une meilleure qualité de vie des patients, sont unanimes à dire les spécialistes rencontrés lors de ce congrès. Ce qui reste encore inaccessible pour les patients algériens, si ce n’est quelques patients, dont des enfants qui bénéficient de cette technologie, suivis en l’occurrence dans les structures privées, sans pour autant bénéficier d’une prise en charge par les caisses de Sécurité sociale (CNAS).

«Il est regrettable que des patients algériens ne puissent pas bénéficier de ces technologies qui changent effectivement la vie des diabétiques, surtout les enfants», a noté le Dr Bada, de la clinique de diabétologie à Kouba.     

La Pr Hélène Hanaire, chef du service de diabétologie, maladies métaboliques, nutrition du CHU de Toulouse et présidente de la Société francophone du diabète, a signalé que l’avènement du pancréas artificiel destiné aux patients atteints de diabète de type 1, en carence de sécrétion d’insuline, pour lesquels il est nécessaire de remplacer le pancréas défaillant est révolutionnaire.

Il est formé de trois composants : une pompe à insuline, qui permet d’administrer l’insuline de façon continue dans le tissu sous-cutané, un capteur de glucose, qui mesure en continu la concentration de sucre, dans le tissu sous-cutané également, un algorithme d’intelligence artificielle, connecté à un smartphone dédié, qui intègre les données de mesure de taux de glucose, calcule en temps réel la quantité d’insuline à délivrer et commande à la pompe ses variations de débit.

La génération actuelle de pancréas artificiel, poursuit-elle, permet une réduction très importante du risque d’hypoglycémie, notamment nocturne. Elle apporte ainsi un grand bénéfice en termes de sécurité de vie avec le diabète, tout particulièrement chez l’enfant (bénéfice observé dans les essais menés dans la population pédiatrique). «L’algorithme permet également de limiter le risque d’hyperglycémie et donc de complications chroniques du diabète.

Enfin, cette automatisation du contrôle glycémique permet  de retrouver une liberté et une qualité de vie, et de gagner une certaine insouciance en améliorant le temps passé avec une glycémie normale (entre 0,70 et 1,80 g/l)», a-t-elle indiqué, tout en précisant que les dispositifs actuels présentent des limites dans des conditions associant variabilité des besoins et réactivité immédiate, comme par exemple au moment des repas ou en cas d’exercice physique.                              

Diabloop : Le dispositif français bientôt commercialisé

Le dispositif français de pancréas artificiel -Diabeloop- fait l’objet d’une démarche en cours pour le marquage Communauté européenne (CE).

Il est actuellement testé dans 12 centres et chez 70 patients à leur domicile sur une période de 3 mois. Sa commercialisation dans le cadre des indications explorées par les études pourrait intervenir fin 2018.

Après sa mise sur le marché européen, il faudra toutefois attendre un ou deux ans pour que le dispositif bénéficie d’une prise en charge par l’Assurance maladie.

Djamila Kourta
 
Loading...
le dessin du jour
LE HIC MAZ

Mes infographies

El Watan Magazine

impact journalism days

 

Indépendance Algérie

 

El Watan Etudiant

Chroniques
Point zéro Repères éco
Loading...
Vidéo

Débats d'El Watan

Débats d'El Watan
Loading...
Télévision
Télérama       Télé Alger TV Algérie
 
Loading...