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Journée mondiale de lutte contre le cancer

La prévention et le dépistage pour réduire ce fardeau

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le 04.02.18 | 12h00 Réagissez

La lutte contre le cancer est aujourd’hui une priorité pour les Etats, eu égard aux conséquences dévastatrices de cette maladie.

La réduction de la mortalité constitue désormais le challenge des spécialistes et de l’Organisation mondiale de la santé, qui exhorte les Etats membres à renforcer les stratégies de prévention contre les facteurs de risque prédominants, en l’occurrence le tabagisme, et à développer le dépistage de masse, notamment pour les cancers prévalents, tels que le celui du sein, chez la femme, le colorectal, pour les deux sexes, et celui du poumon, chez l’homme. Les incidences de ces trois cancers sont en nette augmentation et les prévisions sont alarmantes. Ainsi, il est donc rappelé, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre le cancer, le 4 février, de multiplier ces actions et de sensibiliser davantage les populations.

«Comme plusieurs pays ont pu le démontrer, investir davantage dans la prévention peut avoir un impact important. Des pays ayant investi des ressources dans la prévention ont réussi à maîtriser l’incidence du cancer, voire à la réduire», souligne l’OMS. et de signaler : «Cependant, la prévention ne constitue pas la seule méthode de lutte contre le cancer. Le dépistage précoce et l’administration d’un traitement efficace s’avèrent aussi particulièrement importants à cet égard.» Les spécialistes s’inquiètent de l’augmentation de la charge du cancer, qui constitue une très importante source de stress physique, émotionnel et financier pour les personnes, les familles, les communautés et les systèmes de santé. Malgré les efforts de prévention, de dépistage précoce et de traitement du cancer, la mortalité imputable à cette maladie a augmenté de 6,6% entre 2000 et 2015 dans la région européenne, précise l’OMS.

Par ailleurs, selon une étude publiée par la revue scientifique The Lancet, la part des malades du cancer qui survivent progresse dans le monde, mais de manière très inégale en fonction des pays. L’étude porte sur 37,5 millions de malades dans 71 pays représentant les deux tiers de la population de la planète, et sur 18 types de cancers parmi les plus répandus. Par exemple, en cas de tumeur au cerveau chez un enfant, «la survie sur cinq ans est deux fois plus élevée au Danemark et en Suède (environ 80%) qu’au Mexique et au Brésil (moins de 40%)», ont relevé les auteurs. La leucémie aiguë lymphoblastique, cancer le plus fréquent chez l’enfant, tue plus de 40% des enfants atteints en Chine, au Mexique ou en Equateur, mais moins de 10% aux Etats-Unis, au Canada et dans neuf pays d’Europe de l’Ouest.

Les pays qui traitent le mieux pourraient donc servir d’exemples pour faire baisser, entre autres, le bilan de 100 000 enfants victimes chaque année dans le monde. Par exemple, l’Asie du Sud-Est, le Japon et la Corée du Sud sont en pointe contre les cancers de l’estomac, ce qui semble dû à «des programmes d’examens endoscopiques sur certaines populations depuis longtemps». Parmi les pays qui auraient intérêt à s’inspirer de ce modèle, la Russie, «où les cancers gastro-intestinaux sont un énorme problème de santé publique». A noter que le cancer colorectal prend de l’ampleur en Algérie, avec une incidence en 2015 de 65 000 nouveaux cas. Un nombre qui atteindra d’ici à 2025, selon le registre des cancers, plus de 90 000 cas.  

Djamila Kourta
 
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