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Centres de rétention des clandestins

Les droits de l’enfant en question

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le 24.04.18 | 12h00 Réagissez

Une tribune collective a été signée autour de la Ligue des droits de l’homme, alors que le débat sur la loi «Asile et immigration» était en cours à l’Assemblée nationale la semaine dernière.

Le but est d’amener la France à «respecter et protéger les droits de l’enfant. En 2017, plus de 300 mineurs ont été enfermés et ce chiffre ne cesse d’augmenter».

Ils sont enfermés avec les parents. Aujourd’hui, un étranger peut séjourner jusqu’à 45 jours dans un centre de rétention. Le projet de loi «Asile et immigration» allonge encore ce délai et le porte jusqu’à 90 jours (disposition qui vient d’être votée). «Certes, les centres de rétention ne sont pas des prisons au sens où ils ne dépendent pas de l’administration pénitentiaire, mais tout y rappelle pourtant l’univers carcéral. Souvent situés près des pistes d’aéroports, les bâtiments y sont entourés de grilles et de barbelés, les jours et les nuits sont déchirés par le bruit assourdissant des avions qui décollent ou atterrissent. A l’intérieur, la police en uniforme supervise la vie quotidienne des migrants, gère leurs allées et venues et les témoignages de ceux qui sont autorisés à pénétrer dans ces centres évoquent régulièrement des conditions de vie très pénibles, que ce soit au niveau de la liberté d’aller et venir ou de la promiscuité».

Pour les signataires, «cette situation pose problème au regard de la Convention internationale des droits de l’enfant (Cide)»… «Faire fi de telles obligations juridiques est une honte pour la France, si prompte à donner des leçons de droits de l’homme à l’ensemble de la communauté internationale. Mais la honte ne s’arrête pas là.

En s’obstinant à maintenir les placements d’enfants en centre de rétention, la France refuse aussi de prendre en compte les dramatiques conséquences de cet enfermement (…) De nombreuses études, notamment anglo-saxonnes, ont démontré que l’enfermement, même pour une brève période, entraîne chez l’enfant des troubles semblables à ceux qui peuvent se manifester lors d’un état de stress post-traumatique». «Nous attendons qu’au moment du débat sur la loi ‘‘Asile et immigration’’, les parlementaires – tous les parlementaires – assument leurs responsabilités et s’engagent dans cette voie.

C’est la crédibilité de la France en termes d’‘‘humanité’’ et de défense des droits de l’enfant qui se joue là». Parmi les signataires, on compte Boris Cyrulnik, neuropsychiatre réputé, des psychanalystes, des avocats, des psychologues cliniciens, des professeurs de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent ou des pédiatres en protection maternelle et infantile.
 

 
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