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Capitale mondiale du livre

Salut Conakry !

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le 27.01.18 | 12h00 Réagissez

On n’est pas aux Jeux olympiques, mais Conakry s’apprête à passer le «flambeau» à Athènes en tant que nouvelle capitale mondiale du livre pour l’année 1978.

Le bilan de l’édition guinéenne n’a pas encore été rendu public, car l’événement se prolonge jusqu’au 22 avril 2018 (en rapport à la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur, le 23).

Le succès a déjà consisté à faire retenir la candidature de la capitale guinéenne parmi plusieurs propositions attrayantes pour le comité de l’Unesco en charge de l’événement. Ce n’était pas joué pour Conakry, située dans un pays pauvre, avec 47% de la population en dessous du seuil de pauvreté, et ce, en dépit de ses richesses naturelles extraordinaires (bauxite, diamants, or, uranium, etc.) et d’un taux de croissance de 6,7%. Pire : l’épidémie du virus Ebola, achevée en mai 2016, était encore très présente dans les mémoires au moment de la sélection.

Mais les organisateurs ont eu l’intelligence et l’audace de jouer la carte de la vérité, soulignant même «toutes les difficultés que la lecture et le livre rencontrent en Guinée». Ce sont donc l’originalité des projets présentés et une programmation vivante qui ont permis à Conakry de l’emporter.
Dans le dossier de candidature, figurait bien sûr la littérature du pays qui a donné aux lettres africaines quelques grands noms, à l’instar de Camara Laye, Djibril Tamsir Niane, Williams Sassine, Keita Fodeba et du romancier Tierno Monénembo, invité de la dernière édition du SILA à Alger.

Celui-ci, qui avait dénoncé auparavant la démagogie de son gouvernement à propos de la sélection de Conakry, a fini par participer activement à la manifestation eu égard à ses lecteurs et compatriotes.

L’idée de la manifestation internationale est en fait partie d’un rendez-vous éditorial et littéraire national, «Les 72 h du livre» (50000 visiteurs en 2015) et les deux ont été initiés par Sansy Kaba Diakité, directeur de la maison d’édition L’Harmattan Guinée.

Si l’objectif de promotion de l’image de la Guinée dans le monde ne semble pas avoir donné tous ses fruits, l’objectif principal d’animation culturelle autour du livre a permis jusque-là d’organiser plusieurs activités aux thématiques et formes diverses.  De jeunes talents littéraires ont pu se distinguer et quelques programmes pérennes ont été annoncés ou lancés, notamment en matière de lecture publique. Et cela se poursuit jusqu’au printemps.

Conakry est la 17e capitale mondiale du livre, un concept mis en place par l’Unesco en 2011, avec, comme première ville, Madrid. Deux villes africaines avaient été retenues avant Conakry : Alexandrie, en 2002, et Port Harcourt (Nigeria), en 2014. De grandes métropoles mondiales y ont participé, à l’image de Montréal en 2005, Turin en 2006, Amsterdam en 2008 et Buenos Aires en 2011, cette dernière ayant réalisé une remarquable édition de l’événement.

Ameziane Ferhani
 
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