Edito
 

Un contexte nouveau

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le 10.03.18 | 12h00 Réagissez


La nouvelle a dû surprendre le monde entier. Alors que l’on appréhendait ce qui risquait d’être le pas vers un nouveau conflit, les dirigeants nord-coréen et américain ont décidé de se rencontrer. Un sommet inédit, mais autant dire impensable dans le contexte de crise actuelle, où tout a été dit sur le risque de guerre, et pas n’importe laquelle depuis que la Corée du Nord dispose de l’arme nucléaire.

C’est probablement pour cette raison que la donne a changé et que les deux pays ont accepté de se parler, mais aussi le principe d’une rencontre entre leurs leaders pour justement discuter de la dénucléarisation de la péninsule coréenne. Et à partir de là, tout devient possible, pourront alors dire les plus réalistes des analystes.

Car il en faut de la vision pour analyser ces rapports jusque-là conflictuels et dont personne, à vrai dire, ne voulait. Le risque de conflit, dit-on de plus en plus, est bien réel, la Corée du Nord disposant cette fois de moyens jugés dissuasifs, ou pour être plus clair, dangereux pour tous ceux qui privilégieraient une logique de guerre.

Cela a même donné lieu à une politique de petits pas avec le voisin du Sud, et plusieurs ont été faits, dans le bon sens bien entendu, durant les récents Jeux olympiques d'hiver en Corée du Sud, ponctués par l’annonce d’un sommet coréen au début du mois prochain. Plus qu’une simple promesse, mais un engagement en bonne et due forme porté par un agenda tout aussi inédit. Et au moment où se discutait la place des Etats-Unis, la réponse est alors venue de Pyongyang.

Dans une brève allocution devant la West Wing de la Maison-Blanche, à la nuit tombée, Chung Eui-yong, conseiller national sud-coréen à la Sécurité, a annoncé, jeudi soir, que le président des Etats-Unis avait accepté l'invitation du leader nord-coréen, qui, peu auparavant, «a fait part de son désir de rencontrer le président Trump le plus vite possible». Remarquons aussi bien le cadre que le contexte, ou encore cette espèce de timing où, doit-on se dire, il n’est pas question de perdre du temps.

En fait, ne manque-t-on pas de relever, toutes les parties semblent engagées dans une voie plutôt étroite qui laisse peu de place, sinon aucune à l’hésitation et encore plus au refus, l’objet de toute discussion ou négociation étant connu depuis bien longtemps. Et pas question d’improvisation.

Tout, pour ainsi dire ou presque, a été préparé, comme le fait remarquer le chef de la diplomatie américaine, soulignant que la décision en question a été prise sur la base d’un «rapport le plus positif que nous ayons reçu sur non seulement la volonté de Kim Jong-un, mais son réel désir de discuter», en référence au rapport effectué à Washington par les diplomates sud-coréens après leur rencontre avec leurs homologues du Nord.

Tout cela a commencé il y a tout juste quelques semaines, ouvrant pour la péninsule de nouvelles perspectives. On parle pour le moment de dénucléarisation de la péninsule. Comment sera-t-elle envisagée ? Tout donc doit être négocié. Ce qui n’est pas mauvais en soi, par rapport au mur du silence, sinon pire qui caractérisait la péninsule coréenne dont, en fin de compte, on ne connaissait que des expressions comme ligne de démarcation, ou d’armistice. Ce contexte sera-t-il dépassé ? Et comment ?

Mohammed Larbi
 
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