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23e anniversaire de la disparition de Rachid Mimouni

Un écrivain visionnaire

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le 14.02.18 | 12h00 Réagissez

 
	Le grand auteur de De la barbarie en général et de l’intégrisme en particulier
Le grand auteur de De la barbarie en général et de...

 A l’occasion de la commémoration du 23e anniversaire de la mort (12 février 1995) de l’écrivain algérien le plus primé, Rachid Mimouni, la maison de la culture de Boumerdès, qui porte son nom, a donné la parole, hier, à Mme Djouher Amhis Oukcel.

Une halte pour honorer la mémoire de l’écrivain et perpétuer son message en direction de la nouvelle génération.

Dès l’entame de son exposé, l’enseignante et écrivaine a qualifié Rachid Mimouni comme étant «un homme qui a consacré toute son œuvre à l’Algérie pour laquelle il s’est dévoué viscéralement».

Afin que «le fleuve retrouve son cours, il est temps pour les Algériens de retrouver leurs repères», estime-t-elle. Mimouni, à travers sa trilogie (Le Fleuve détourné, Tombéza et L’Honneur de la tribu), s’est intéressé à l’Algérie post-indépendance pour dénoncer les déviations post-révolutionnaires, la corruption, le pouvoir lénifiant et les dérives jusqu’à La Malédiction, qui atteindra son paroxysme avec la montée de l’intégrisme et sa barbarie.

Rachid Mimouni, le visionnaire, fera lui-même les frais de l’intolérance, lorsqu’il sera contraint à l’exil, au Maroc, d’où il poursuivra sa critique et son devoir de vérité, même s’il reconnaîtra qu’en quittant l’Algérie «il perd ses sources d’écriture». Ecrivain engagé, Mimouni s’est fait le défenseur de valeurs qui le placent dans la condition humaine, et parler de lui est un travail de mémoire.

Pour la conférencière, «c’est un guetteur qui se définit en tant que tel». «Je suis le guetteur, une sentinelle qui tire la première alarme, écrivait-il, et dont la lucidité permet d’alerter les consciences sur les dangers qui menacent une société en déliquescence qui vit une fracture profonde d’ordre historique, identitaire et culturel.»

«Je suis le guetteur qui lance la première alarme»

La radioscopie sociétale à laquelle il s’est livré, poursuit-elle, dans sa littérature augure déjà d’une déshumanisation à laquelle on assiste de plus en plus dans un univers marqué par la mort des idéologies et la montée des intolérances d’où qu’elles proviennent. Le rôle de l’homme de lettres est, dans ce contexte, de «libérer la parole afin que le fleuve retourne à son lit».

Témoin et conscience, Mimouni annonçait qu’une révolution «était à venir, celle contre l’immobilisme, pour le travail, pour construire la véritable Algérie». N’en est-on pas à la prise de conscience que seul le travail et «le compter sur soi» nous sortiront de la crise ?

Hachemane Lakhdar
 
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