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Parution.Les Oiseaux de Yacine, de Fadéla M’Rabet

Ils ne se cachent pas pour revivre

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le 17.04.18 | 12h00 Réagissez

Après  la Salle d’attente et la Piscine, parus en 2016, Fadéla M’Rabet  édite un nouveau livre chez son désormais fidèle éditeur, El Qobia -jamais deux sans trois-, les Oiseaux de Yacine.

Il faut entendre  Kateb Yacine, le grand auteur. Une lueur d’espoir de Nedjma  qui  brille toujours. Des oiseaux de bonheur et non pas de malheur.

Fadéla M’Rabet  s’inscrit  en faux contre des contre-vérités  à propos de  Kateb Yacine, ou encore l’Emir Abdelkader.  D’ailleurs, elle congratule Djamel Abada, auteur d’un article, où il dédouane Kateb Yacine  et  l’Emir Abdelkader. Les Oiseaux  de  Yacine sont, certes, de bon augure, mais qui  se cachent aussi pour mourir.

La décennie noire et sanglante est évoquée. Pour en  faire le deuil. Ce livre est  nostalgique, actuel, radieux, incisif  et  vivant,  car contre le désespoir. «On a voulu vaincre un peuple  par le désespoir. C’est une victoire éphémère, les youyous finissent toujours par recouvrir  les pleurs…».

Tireurs… d’élite

Elle détaille aussi la géopolitique, l’islam  et ses valeurs, l’islamisme, le wahhabisme  saoudien prosélyte et létal, Zidane et son hypothétique «élection» : «Zidane for president», l’élite de la «bienpensance» : «L’élite éliminée, exulte une pseudo-élite constituée de pseudo-intellectuels. Certes, quelques intellectuels demeurent comme caution, mais ils  sont inaudibles pour la masse. Leur voix, rare, non reprise, est un saupoudrage sans poids…»

D’ailleurs, le quatrième de couverture est  sans ambages : « Fadéla M’Rabet dénonce avec vigueur, une verve savoureuse, tous ces Tartuffes qui n’ont qu’un souci : flatter les pouvoirs établis et, en échange de leur soumission, recevoir prix  et  visibilité.

Porter et  transmettre une histoire collective : rares sont ceux qui, en Algérie, possèdent cette passion. Le faire par unique souci de la vérité, sans sectarisme…». Bref, un effet «inventaire» à  la Prévert.

Beaucoup de poésie entre les lignes. C’est sûr, Fadéla M’Rabet, entre coups de gueule et  coups de cœur, elle voudrait que les Oiseaux de Yacine soient de bonheur, encore une fois, augurant,  à tire-d’aile,  s’élevant pour atteindre les étoiles. L’étoile, la Nedjma de Kateb Yacine. Un oiseau de paradis.
 

Fadéla M’Rabet

Les Oiseaux  de Yacine
Editions El Qobia(2018) 

K. Smail
 
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