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Question amazighe, on refait tout Messieurs/Dames ! (2e partie et fin)

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le 15.04.18 | 12h00 Réagissez


L’officialisation mitigée inscrite dans la révision constitutionnelle de 2016 ne quitte pas le registre symbolique, pour l’instant. Pour autant, cette mesure phare appelle à clarifier et approfondir les objectifs, cerner les nouveaux enjeux et désamorcer les sempiternelles mines.

Si la vigilance politique et idéologique du Mouvement culturel berbère a, jusqu’ici et sans doute dans l’avenir, sauvé la cause tout en consolidant l’intégration démocratique de la nation, elle est appelée encore à déjouer les manœuvres d’arrière- garde induites par le subit intérêt de ses propres adversaires à la graphie de tamazight ou au modèle déposé de son gage islamique ou encore aux faux problèmes de la variante à enseigner et de son territoire d’enseignement, alors même que la Constitution a réglé la question et que les Kabyles démentent publiquement toute velléité  d’imposer la leur hors de son contexte.

Pour l’heure, exigence de conjoncture politique préélectorale ou assagissement réel des décideurs du régime, les pouvoirs publics semblent se faire à la graphie internationale, qui domine quasi totalement la sphère académique et culturelle amazigh. 

Tant mieux, car cela est également conforme au droit international ratifié par l’Algérie et qui stipule que la décision sur l’aménagement d’une langue appartient à ses locuteurs. Espérons que la mouvance politique islamiste s’inspire, pour ce domaine aussi, de l’exemple turc, et arrête de relier le sort d’une religion vouée dès sa naissance à l’universalité, au destin de la graphie de la langue de son avènement, surtout qu’ils ne sont pas censés mieux la défendre ou pratiquer que d’autres musulmans berbérophones.

Dans tous les cas, le pouvoir et ses relais arabistes et islamistes doivent arrêter de faire de la demande linguistique, culturelle et identitaire amazigh un enjeu de triturations partisanes pour le restituer au champ de la bonne gouvernance, à la responsabilité des pédagogues et scientifiques qui ont défriché le terrain et produit dans cette langue, aux militants qui ont assumé ce dur combat et aux locuteurs libérés de la haine de soi.

Par-delà ces feux d’artifice manipulatoires et bassement politiciens, il est, aujourd’hui, urgent et impératif d’éviter de faire du processus d’institutionnalisation entamé une voie de neutralisation et de mort de tamazight, en quittant les manœuvres et les faux semblants et en reposant correctement et sincèrement la problématique globale de la cause.

La réflexion doit se reporter sur la nature, la portée et les limites de l’officialisation, la pertinence des différentes hypothèses de travail en ce domaine, et surtout, les implications socio-institutionnelles de la mesure, ensuite de quoi il faut revoir le dispositif constitutionnel en vue d’une solution définitivement juste et apaisée.
Corriger l’officialité pour second collège folklorique.

Depuis l’indépendance, la sacralisation de certitudes idéologiques arabo-islamistes hégémonistes et négatrices a imposé une chape de plomb sur la question de la politique linguistique enfermant le régime dans un déni de réalité dont il peine beaucoup à s’extraire, même lorsqu’il se proclame des intentions de réforme.

La succession des articles 3 et 4 de la Constitution permet de déduire l’existence d’une vraie langue nationale et officielle clairement identifiée pour l’Etat algérien, en l’occurrence l’arabe, et d’une langue nationale et officielle symbolique -le tamazight- dont la concrétisation relève d’un processus de promotion et de la réunion ultérieure de conditions confiées à une académie désignée à venir et aux termes indéfinis. Notons que l’absence de détermination d’un timing court, moyen et long n’est pas pour attester de la levée définitive du pari pris sur le temps depuis 1962 pour volatiliser une cause coupable d’empêcher de ronronner l’hégémonisme idéologique arabo-islamiste.

La lourde incorrection de la formulation des articles 3 et 4 de la Constitution est loin de relever de difficultés de rédaction de ses auteurs. Je n’insulterais pas non plus les capacités du pouvoir à se payer les compétences voulues, même sur une revendication qu’il n’a pas toujours bien appréhendée. Cette incorrection est une vraie mine de renseignements socio-politiques et idéologiques sur le sérieux de la volonté politique officielle proclamée, les oppositions persistantes contre tamazight, les jeux d’équilibrisme et les tabous et autres inhibitions politiques dans un régime fermé à la critique et à l’autocritique et non comptables des responsabilités qu’il usurpe.

L’énoncé de ces articles fait penser à un objet juridique non identifié, particulièrement lorsqu’ils conceptualisent «la langue officielle de l’Etat» et celle du non-Etat, est-on tenté de conclure, puisque, jusqu’ici nous étions certains que toute langue officielle est nécessairement celle de l’Etat qui s’en réclame. Une ségrégation première est ainsi constitutionnalisée entre une langue, l’arabe, définie comme langue nationale et officielle et assurée et rassurée qu’elle est destinée à «demeurer» celle de l’Etat, et une autre, le tamazight, «également langue nationale et officielle» mais dont l’institution à laquelle il s’apparente ou dont il est l’affilié n’est pas nommée, parce que relevant de «l’ innommable».

La même ségrégation est consolidée brutalement dans l’article 112, qui exclut la langue amazighe du champ des constantes nationales protégées et garanties ad vitam æternam, parce qu’interdites à toute révision constitutionnelle. Ici, même le statut national n’est pas une constante

«concrète». Aucune personne censée ne peut ignorer ce chantage constitutionnel sur des droits naturels indiscutables, a fortiori s’ils concernent l’identité et la langue autochtones. Mais les régimes arabo-islamiques nord-africains, nés loin de toute occupation étrangère, de nos propres entrailles amazighes, se rendront-ils compte qu’ils se sont arrogé le mauvais rôle de l’Histoire : celui du colonisateur (je suis arabe parce que je suis kabyle, disait le triste Bélaïd Abdeslam).

A quelle vente concomitante future nos acquis constitutionnels démunis de garanties nous seront-ils confisqués ou «revendus». Aït Menguellet disait dans une chanson sur l’ouverture démocratique de 1989 -je cite de mémoire- «Toutes les prisons sont désormais vides, mais si vous L’énervez….elles se rempliront de nouveau».

Au plan de la lecture sociologique et politique profonde des deux articles, il y a là un ou plusieurs aveux de taille sur l’extranéité (la nature externe, étrangère) de l’Etat par rapport à la société dont il est censé émaner et qu’il se proclame la mission de régir. C’est triste à dire, mais c’est comme s’il existait une langue du peuple et une langue d’un Etat étranger à ce peuple, un Etat que ses «tenants» ont choisi d’aligner de jure (l’arabisation est une loi) et de fait (la répression de la légitime demande amazigh est un fait de taille) sur la posture d’une «puissance occupante» du territoire de ce peuple. Je m’étonne même que le MAK ne se soit pas encore emparé de ce lapsus institutionnel mortifère écrit noir sur blanc dans la Constitution de la République algérienne démocratique et populaire.

Décidément, l’officialité de notre langue autochtone dans son pays est une officialité pour second collège, tout juste bon à faire chanter et danser les indigènes, dans leurs réserves indiennes éparpillées des bords de la Méditerranée jusqu’aux tréfonds du Sahara, devant les touristes, lorsque l’or noir se sera épuisé, et là encore, seulement s’ils donnent de gros gages patriotards contre «la main de l’étranger».

Tout ce triste constat est réel, même si je me dois de reconnaître au seul Abdelaziz Bouteflika -entre tous les apparatchiks du régime parricide de l’Armée des frontières- un courage et/ou un goût du risque tels qu’il s’est permis le luxe de nous inscrire dans la Constitution, toutes proportions gardées pour la valeur réelle de ce document en Etat de non-droit.   

Deux langues nationales Co officielles dans et pour quel état ?

Après «l’officialisation» de la langue amazigh intervenue au Maroc et en Algérie dans des termes et conditions assez proches, l’intelligence bien entendue de la cause amazighe, commande aux deux Etas de faire de l’officialité de la langue le point de démarrage de toute perspective et prospective pour notre cause, autrement dit toutes les autres questions relatives à l’élargissement de l’espace de l’enseignement, aux statuts juridique et pédagogique de celui-ci et aux institutions académiques et moyens humains, financiers et matériels nécessaires, doivent être énoncées et réglées à la lumière d’une définition du contenu et des implications socio-institutionnelles de l’officialisation de la langue amazighe.

Le souci de vérité nous oblige à dire à nos concitoyens que dans le cadre d’un Etat centralisé jacobin copié sur le modèle de l’ex-colonisateur, aucune co-officialité -a fortiori de second collège- ne préservera, tôt ou tard, la langue amazighe de la mort programmée. Même une proclamation constitutionnelle de l’égalité absolue entre les deux langues co-officielles n’a aucun sens dans un contexte culturel de langue dominée qui est celui du tamazight. Même l’attribution d’un coefficient de réparation historique, c’est-à-dire la consécration d’un privilège de traitement au bénéfice de la langue amazighe, ne sera d’aucun secours contre sa disparition inéluctable.

S’agissant d’abord d’apporter une réponse positive à la légitime demande linguistique amazighe, la démarche doit partir de deux réalités du champ linguistique berbère : l’existence de territoires à amazighophonie dominante ou hégémonique et la dispersion de citoyens amazighophones dans des espaces d’arabophonie dominante ou hégémonique.

L’Algérie n’a pas à réinventer le fil à couper le beurre. Dans tous les pays démocratiques confrontés comme elle à un pluralisme linguistique, la question a été résolue par l’adoption des deux principes fondamentaux de territorialité et personnalité linguistiques.

La catégorie juridico-linguistique de variante consacrée par la Constitution ébauche très bien la notion de territoire linguistique pour que puisse être construit à partir d’elle le dispositif du droit du territoire. En bref, il s’agit de recenser et reconnaître les communautés territoires linguistiques amazighophones et arabophones, puis de réorganiser l’Etat sur cette base, tout en consacrant les droits des locuteurs concernés dispersés sur le reste du territoire algérien.

La régionalisation de l’Etat sur le critère culturel et sur le principe des autonomies régionales est consubstantielle à la réussite, dans la durée, de tout processus de réhabilitation et de promotion de notre langue. C’est la seule manière, hormis la séparation (Etat fédéral ou indépendance) de mettre fin au crime de la violence linguistique contre la langue dominée.

A ce stade de notre réflexion juridique, il est important de réitérer qu’une nouvelle révision constitutionnelle s’impose pour consacrer, sur la base du territoire linguistique, la région comme unité territoriale nouvelle, nonobstant le sort à réserver à l’entité déconcentrée wilayale. Il faudra aussi reconnaître à cette nouvelle entité territoriale l’autonomie la plus large possible au moins en matière éducative et culturelle.

La langue amazighe sera la première langue officielle en territoire amazighophone, l’arabe étant la seconde et vice versa en territoire arabophone, avec le droit pour tout citoyen vivant hors du territoire de sa langue maternelle de pouvoir accéder aux divers services publics dans sa langue maternelle.

Au-delà du cadre organisationnel étatique idéal pour porter et encadrer au plan institutionnel notre diversité linguistique, le régime au pouvoir en Algérie doit impérativement sortir notre pays du centralisme étouffant qui entrave son libre développement, crée de graves déséquilibres régionaux nourris de régionalismes, cultive la corruption et les contestations sociales permanentes, jusqu’à exposer la cohésion nationale et l’intégrité territoriale à l’éclatement.

Seule la réorganisation graduelle et progressive de l’Etat en régions autonomes mettra à l’abri le destin national de l’Algérie. Plus cette solution tardera, plus elle risque de devenir obsolète au vu de l’aiguisement des tensions et de l’ampleur du désespoir auxquel a conduit l’impasse institutionnelle, sociale et économique du régime dans un pays qui ne manque pas de potentiels divers de réussite et de bonheur humain. A bon entendeur salut ! ; qu’on ne vienne pas, demain, pleurnicher sur la patrie paradisiaque perdue comme Bouabdil en Andalousie !

Langues nationales, identité algérienne et récit national officiel

Le statut de langue nationale est taché du sang de 127 martyrs et de milliers de blessés et des dizaines d’handicapés de Kabylie. A part l’obligation d’enseignement des diverses variantes régionales du tamazight entamées en 1996 et réitérée dans la foulée de l’ex-art 3 bis par la révision constitutionnelle de 2002, force est de conclure que ce statut de langue nationale relève du seul registre du symbole à ceci près que le symbolique n’est pas rien non plus dans l’imaginaire et la motivation d’un combat aussi ardu que long.  Toujours est-il qu’il n’était pas inutile qu’un texte juridique en fixe le contenu exact.

Il y a, en effet, tellement de chantiers qui auraient pu être entrepris, au titre de ce statut national, depuis 2002. Ne serait-ce, par exemple, que pour corriger les triturations toponymiques si nombreuses et si aliénantes. Ou encore pour remettre de la cohérence dans la définition de la personnalité nationale gravement minée par la confusion entre arabophonie culturelle bien réelle et arabité raciale mensongère et surtout porteuse de germes de guerres pseudo ethniques, futures  ou encore pour lever une confusion idéologique archaïque entre islamité religieuse uniciste et excluante des libertés de culte et de conscience et dimension et aire civilisationnelle musulmane tout à fait admise et partagée comme l’est la chrétienté pour l’espace européen et l’Occident en général.

L’officialisation de la fête civile nationale amazigh du premier Yennayer, tout récemment, en 2018, est à intégrer dans le chapitre de la déconstruction-reconstruction officielle (étatique) du champ de l’identité nationale. L’acquis de l’intégration institutionnelle de Yennayer allant jusqu’à la reprise officielle du repère mythique chechnakien du temps amazigh, a, certes, entrouvert la voie à une dynamique de révision-rectification bouleversantes du champ identitaire en vigueur longtemps falsifié par l’arabisme et l’islamisme.

Remettre de la cohérence et de la vérité historique dans le récit national algérien participera certainement à replacer la nation Algérie sur la voie d’une intégration démocratique bâtie sur le respect de sa diversité. Le régime issu du coup de force de l’été 1962 et le pouvoir en place dont il est géniteur originel doivent aussi savoir céder place à l’Etat de tous les Algérien(ne)s en matière d’historiographie et de mémoire collective, s’ils ne veulent pas tarir la poule aux œufs d’or qu’ils se sont violemment appropriée pour eux tous seuls.

Il est urgent de dépêtrer cet Etat et ses institutions culturelles et religieuses notamment, d’une vision manichéenne et militariste de l’histoire islamique nord-africaine qui fait de nos propres ancêtres des «traîtres» et des «ennemis de Dieu» dont il faut inhiber ou même maudire le souvenir et de conquérants arabes et étrangers des héros nationaux uniquement parce qu’ils se drapaient d’une mission de propagation de l’islam souvent démentie par les razzias, butins, violences cruelles et autres injustices, comme la djizia (impôt de capitation) longtemps imposée aux amazighs, alors même que les codes militaire et religieux musulmans interdisent ces étranges violations «missionnaires» contre des convertis musulmans. L’enseignement et la célébration de l’Histoire nationale antéislamique doivent imprégner profondément notre culture et nos manuels scolaires

Dans le même ordre d’idée, la relecture historique objective de la longue et dure parenthèse de l’occupation turque dite «Régence d’Alger» rétablirait la vérité et consoliderait l’idée nationale, tout en lavant la religion musulmane des œuvres injustes des tyrans et agresseurs de la même confession musulmane que nous.

Dans tous les cas, s’il est un impératif urgent, c’est bien celui de désamorcer les deux bombes à retardement érigées contre la légitime demande amazighe, particulièrement depuis la crise berbériste de 1949, et exprimées par les deux équations infernales d’une arabophonie assimilée à de l’arabité ethnique et d’une islamité qui se double de l’exigence -hérétique au strict plan religieux islamique- de devenir arabe pour pouvoir rester musulman. Plus tôt, le champ identitaire sera nettoyé de ces patates brûlantes, mieux se porteront et l’arabophonie et l’islam et l’intégrité et l’avenir de l’entité Algérie.   

Dans un régime institutionnel autoritaire désastreux et coupé des citoyens, les pouvoirs publics d’aujourd’hui, incarnés indistinctement par des Algériens berbérophones et arabophones, ont-ils intérêt à emprunter le costume idéologique et identitaire des conquérants arabes du 7e siècle, ou encore à s’arroger les privilèges discriminatoires des colons ultras, chassés hier seulement, ou à imposer des politiques au service du néocolonialisme, au risque de faire apparaître, aux yeux de leur peuple, l’Etat des chouhada qu’ils ont confisqué,  comme l’instrument exogène d’une puissance occupante et d’exposer ainsi  l’avenir du pays et du territoire aux pires scénarios ?  

Cette dynamique de révision du corpus idéologique de l’hégémonisme arabo-islamiste et de l’autoritarisme d’Etat gagnerait enfin à élaguer l’adjectif «arabe» dont la Constitution a affublé notre terre, si loin de la péninsule Arabique où nul, parmi ses chaleureux thuriféraires d’Afrique du Nord, ne souhaiterait y établir ses projets de vie, because ses climats politique, idéologique et géographique et sa langue inintelligible pour des oreilles habituées aux sonorités nord-africaines amazighophone et arabophone.

Pour le moment, il est inutile et sans intérêt pour la cause amazighe proprement dite de nous étaler sur la question de savoir si le statut de langue nationale octroyé à l’arabe nucléaire du Coran ne devrait pas concerner plutôt l’arabe algérien ou maghribi dit darja, surtout que les locuteurs dont celui-ci est la langue maternelle, ne semblent pas se soucier outre mesure de l’entreprise d’aliénation linguistique que l’Etat national «indépendant» leur a concoctée. Grand bien leur fasse, j’ai choisi de ne pas être à leur place lorsqu’ils se réveilleront, un jour, avec la gueule de bois des lendemains qui déchantent.

En conclusion, nous ne soulignerons jamais assez que, aujourd’hui, avec l’officialisation toute relative de notre langue et surtout le projet d’Académie y afférent, la question de la nature de l’Etat adapté à notre sociologie et que nous voulons, est primordiale à poser et à résoudre.

La problématique amazighe est une affaire sérieuse qu’il faut prendre avec sérieux. Nous avions toujours dit, depuis avril 80, qu’elle est naturellement constitutive du projet de société démocratique conforme à la sociologie et à l’histoire de notre pays. La revendication amazighe n’a jamais cessé de s’abreuver aux valeurs universelles de liberté, d’égalité et de droits de l’homme.

Ce n’est point la faute des tenants de cette cause si le pouvoir d’Etat en place s’est échiné à plaquer sur la société le modèle du colonialisme français qu’elle avait évacué de son territoire.

Maintenant que la chape de plomb commence à fondre, ensemble, décideurs de l’Etat et acteurs politiques et académiques de la revendication amazighe devraient pouvoir conjuguer leurs efforts pour installer la sérénité, promouvoir l’espoir et mobiliser les moyens de la nation pour sauver et développer un trésor immatériel inestimable arrivé jusqu’à nous des tréfonds de notre histoire. C’est encore, pour l’heure, l’espérance de l’écrasante majorité des militants amazighs.

Par Ali Brahimi

Ancien député et militant de la cause amazighe

Ali Brahimi
 
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