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Comment soigner les douleurs aux articulations

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le 14.02.18 | 12h00 Réagissez


Tel que prévu en fin d’année dernière, les mouvements de contestation ont pris de l’ampleur, comme une levure laissée enfermée dans de l’eau tiède. Sans justifier le bien-fondé des revendications, on peut juste noter qu’après le tabassage en règle, les arrestations arbitraires et ponctions sur salaire, le gouvernement est en train d’expérimenter de nouvelles méthodes. Un imam et un avocat, Aya et Bitam, médiateurs entre le ministère de l’Education et les grévistes du Cnapeste, et pour les médecins, des députés en guise d’intermédiaires du conflit. Un avocat, pourquoi pas, même si celui-ci est l’avocat du journal Ennahar et du ministère de la Communication. Mais un imam et un député, on a du mal à comprendre, le premier étant un ex-membre du FIS qui a rappelé il y a quelques mois que «le niqab est un devoir pour la femme», les seconds plus concernés par leurs comptes en banque que par la situation des médecins.

D’ailleurs, un jour après avoir été reçus par quelques députés, d’autres députés du FLN, TAJ et MPA ont tenu à faire une mise au point. Dans un document écrit, ils appellent les autorités à faire preuve de «sévérité» face à tous les mouvements de grève, affirmant soutenir d’abord et avant tout le programme de fakhamet erraïs, le président de la République. Si on ne connaît toujours pas ce qu’il y a dans le programme du Président, puisqu’il n’en parle jamais, on connaît la faculté de certains députés, surtout des partis satellites, à épouser (avec une dot) les axes du régime, même s’ils ont été élus par des citoyens à qui ils doivent d’abord des comptes. Mais pour revenir à l’étrange choix des médiateurs de Mme Benghabrit, dans le cas de l’imam Ali Aya, on sait qu’il n’aura pas à faire aux enseignants grévistes, son cursus scolaire s’étant terminé assez tôt. Pour les députés du FLN, TAJ et MPA, c’est différent, car ils peuvent tomber malades, même avec un bon salaire. Et dans les hôpitaux algériens, entre la maladie et la mort, il n’y a qu’un fil.

Chawki Amari
 
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