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Ils appellent le gouvernement à «ne pas céder» face aux mouvements sociaux

L’étrange sortie des parlementaires de la majorité

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le 14.02.18 | 12h00 Réagissez

Enigmatique sortie des chefs des groupes parlementaires des partis au pouvoir. Carrément effacés de la scène depuis le début des protestations dans les secteurs de l’éducation et de la santé, les chefs des groupes du FLN, du RND, du MPA, du TAJ et des indépendants se sont manifestés maladroitement.

Ils ont signé, hier soir, un communiqué commun dans lequel ils appellent le gouvernement à la «fermeté» face à ces mouvements sociaux. En effet, après avoir réitéré leur «soutien aux positions du gouvernement», les cinq groupes qui représentent la majorité au Parlement exhortent, dans leur document, «le gouvernement à agir avec fermeté et à ne pas céder aux provocations qui vont à l’encontre du principe de l’égalité entre toutes les catégories sociales et entravent la bonne prise en charge des revendications légitimes».

Pis encore, les chefs des groupes parlementaires des partis au pouvoir tentent, eux aussi, d’entretenir le doute concernant «cette ébullition sociale» en insinuant qu’«elle est téléguidée». «Les mouvements qui secouent certains secteurs ont pris une orientation injustifiée, bien que l’exercice du droit syndical soit garanti par la Constitution», estiment les signataires de ce document.

Ce faisant, les parlementaires du FLN, du RND, du MPA, du TAJ et des indépendants appellent «les grévistes dans les secteurs de l’éducation et de la santé à faire preuve de sagesse et à mettre fin à leur mouvement dans l’intérêt des élèves, des étudiants et des malades». Les élus de l’Alliance présidentielle invitent aussi les syndicalistes «à faire prévaloir la voie du dialogue pour la satisfaction de leurs revendications».

Dans ce sens, ils appellent les grévistes «à mettre un terme à la grève ouverte et à rejoindre leurs postes, pour l’intérêt des élèves et des malades et à faire prévaloir le dialogue pour la satisfaction de leurs revendications légitimes». Dans ce sens, ils reviennent sur «le rôle des représentants du peuple dans la prise en charge des préoccupations des citoyens», tout en réitérant «leur engagement total à concrétiser le programme du président de la République».

La publication de ce communiqué a suscité l’effet contraire. Sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, des internautes ont largement commenté cette sortie saugrenue des parlementaires des partis proches du pouvoir. Ils dénoncent une intervention «malvenue» qui n’a de but, selon les facebookers, que de montrer leur soumission à l’Exécutif.

Des représentants des syndicats autonomes et des militants de certains partis politiques de l’opposition ont surtout condamné l’appel de ces députés à «la fermeté», alors qu’ils n’ont évoqué «la légitimité des revendications que timidement». Depuis leur arrivée à l’APN, les députés de la majorité n’ont signé, rappelons-le, aucune présence sur le terrain de la revendication sociale.

Alors que les mouvements de grève durent depuis le début de l’année, les groupes parlementaires des partis proches du pouvoir n’ont pris aucune initiative pour comprendre les revendications des grévistes et défendre leurs droits en leur qualité d’«élus du peuple».

Madjid Makedhi
 
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